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Ces premiers 20km nous font passer sur une piste de terre d’ocre. tout le long du parcours la population mais surtout les enfants nous encouragent et nous saluent. Au bout du sentier longeant une digue sur 9km le “rocher du li
on”. Le chrono s’arrête on reprend notre souffle et l’on se ravitaille (jamais les dernières sur ce point). On attend les copines pour débrieffer cette première partie : très roulant, trop peut être… On n’a même pas pu mettre à profit le travail fait en amont sur les sentiers St Pierrards !
Par un “heureux” hasard, le réveil sonna à 5h30 ce matin là, au lieu de 6h30. ça tombe bien c’est le lever du jour, Léon réveille son pote Léon (et tout le campement avec) et le muedine entame sa prière. Heureusement un somptueux plat de ce qui devait être du riz au lait nous attends pour nous donner des forces. Hummm, déjà, là, je sens qu’on vous fait moins envie ! On s’équipe, impatientes d’en découdre avec la terre rouge des chemins srilankais. Au programme : 20 km, on stoppe le chrono, grimpette au rocher de Sigirya et son milliers de marches, pointage au CP tout en haut du rocher, pose contemplative, redescente par les mêmes marches et rechrono et re 20 bornes. Il ne fait presque même pas chaud. Juste le temps de se faire peur en bus pour rallier le point de départ et nous voilà découvrant nos “fières” montures. Tous les vélos sont attribués par équipe et on se débrouille en interne pour trouver pédale à son pied. Emilie en a qd même un vélo un peu plus grand, Chrystelle et moi on se débrouille avec les 2 autres. J’installe la caméra sur le casque et je la lancerai au départ, après on verra ! Départ en sens inverse du classement, toutes les 30 secondes. On a le temps d’autant que comme on a été levé 1h plus tôt, tout n’est pas prêt pour le départ. On en profite pour parler avec les autres équipes et encourager nos cops suisses et besançonnaises.
Le départ est donné, nous voilà parti à fond sur le bitume, Chrystelle devant devant donnant un rythme de folie (Vive le malto !)ce qui nous permet de rattraper l’équipe partie devant nous avant le 1er CP et les suivantes très rapidement, ça devient comme un jeu : une équipe devant, une équipe à doubler …
Ces premiers 20km nous font passer sur une piste de terre d’ocre. tout le long du parcours la population mais surtout les enfants nous encouragent et nous saluent. Au bout du sentier longeant une digue sur 9km le “rocher du lion”, 200m de haut et 1 millier de marches. Le chrono s’arrête on reprend notre souffle et l’on se ravitaille (jamais les dernières sur ce point). On attend les copines pour débrieffer cette première partie : très roulant, trop peut être… On n’a même pas pu mettre à profit le travail fait en amont sur les sentiers St Pierrards !
Une fois nos esprits retrouvés l’ascencion commence à notre rythme, c’est impressionnant et en haut quelle vue ! Nous croisons des écoliers srilankais qui nous dévisagent de la tête aux pieds et également des patients potentiels pour Chrystelle, dont le sourire nous ravies ! une espèce de Nirvana dentaire …
La descente se fait lentement et dans un jardin du bas une séance de stretching improvisée se met en place, je l’avoue ce n’est pas mon fort… Ne soit pas si modeste , il y a des photos ou tu touches presque tes genous !
Retour à nos bolides mais avant petit souci de pneu pour Corinne (le stress de toutes les concurrentes : ne pas crever !), nous avons donc testé la pompe fournie qui n’a pas reçu de prix de l’innovation !
Ces derniers 20km sont à l’image des premiers très roulants et essentiellement sur le bitume, les jambes chauffent, le palpitant s’emballe (220, ça compte ?) et le moral est mis à l’épreuve mais on tient jusqu’au bout avec à l’arrivée un super résultat.
Notre classement nous fait prendre conscience que l’on peut faire quelque chose, on se prend au jeu mais cette journée emmène quand même quelques peurs, quelques doutes que l’on essaye de résoudre en équipe.
Emilie
Soyons honnêtes, les filles m’ont tiré sur les 40 km, j’ai pas mal flippé sur cette sortie, peur de ne pas être à la hauteur, pas l’habitude de forcer autant, d’aller chercher dans des ressources profondes … et si j’ai ralé ce jour là, je suis bien consciente que je n’aurais jamais pu faire cette perf seule. J’ai beaucoup appris ce jour là, sur moi, sur les autres et sur le fait que dans ce genre de situation plus que jamais il faut communiquer !!! Je crois que c’est ça aussi, le sport.
Autre leçon : prendre du riz au lait au petit déj !!!
Demain treck, 13 km et 550 D+, milieu : jungle …







